Category : Paysage

  • écrans acoustiques de la route départementale RD9 – section Realtor à Aix-en-Provence, 2018

    Il s’agissait dans cette commande d’accompagner la mise à 2×2 voies de la RD9, section du Réaltor à Aix en Provence en intervenant sur plusieurs thématiques liées aux écrans acoustiques, aux ouvrages d’art et aux aménagements paysagers.

    La particularité du site, au débouché de la gare TGV de l’Arbois est liée à la présence du bassin du Réaltor. Surnommé le lac bleu, le grand bassin du Réaltor, retenue historique du canal de Marseille est une réserve d’eau qui alimente Marseille. Site important pour l’hivernage des oiseaux d’eau il offre un contraste saisissant avec les axes de circulation, routière et ferroviaire, qui se sont développés dans son voisinage.

     

    Le tracé de la RD9 est donc fortement impliqué par le dialogue qu’elle met en place avec cette proximité de nature sauvage, les vues et cadrages qu’elle ouvre sur le site, dans la mise en scène de cette séquence paysagère.

    La solution proposée pour le traitement des écrans a consisté, non pas à les faire disparaître derrière des écrans végétaux mais au contraire à les affirmer afin de renforcer le caractère exceptionnel de l’environnement, de façon à être perçus comme des « marqueurs » du tronçon de voirie parcouru.

    La forte présence du milieu naturel nous a orientés vers une solution d’écrans acoustiques en panneaux bois en raison de ses qualités environnementales. Le bois, matériau écologique, consomme peu d’énergie lors de sa mise en œuvre, il est aisément recyclable et stocke durablement le CO2.

    Nous avons proposé de traiter systématiquement les deux faces des écrans de façon à ne privilégier aucun sens de lecture et éviter de mettre les habitants ayant une vue directe sur les écrans, en situation de « face arrière » des panneaux. Le principe a consisté également à éviter les soubassements béton qui confèrent aux écrans un caractère très autoroutier, en proposant des écrans sur toute leur hauteur. Le bois est utilisé en éléments debouts de différentes sections avec des écartements et saillies variables sur un même panneau standard, quelle que soit la hauteur des panneaux utilisés. Les panneaux offrent ainsi des surfaces non lisses, moins propices aux tags.

     

    Notre projet proposait un dépassement important des bois afin « d’accrocher » le ciel et d’absorber les aléas des différents modes de pose (à l’horizontale ou en pente) tout en gommant l’aspect en créneau dont la lecture renvoie également à un langage urbain ou autoroutier.

    Le « dépassement » important des bois de 1.50 m libre au-dessus des parties acoustiques était proposé afin qu’avec le temps, les bois en saillie se déforment et confèrent un caractère plus naturel à ces infrastructures.

    Les panneaux acoustiques sont montés sur une ossature métallique classique (HEA) que nous avions proposé de dissimuler dans l’épaisseur des panneaux de façon à ne pas casser le rythme de lecture d’un élément bois continu.

    Un système de panneaux types a été mis au point et un premier prototype a été réalisé par l’entreprise et le maître d’ouvrage qui assurait la maîtrise d’œuvre. Malheureusement, les hauteurs de dépassement des bois ont été réduites à leur strict minimum, les extrémités ont été biseautées et les éléments de structure en HEA n’ont pas été habillés.

  • aménagement de l’espace public du PUP Prado-Concorde, Castelnau-le-Lez, en cours

    Le projet d’aménagement urbain a consisté à redonner de la cohérence à un nœud urbain stratégique situé à l’entrée de Castelnau le Lez, contre le cours d’eau du Lez et en interface avec la ville de Montpellier. La création d’un grand complexe d’un hectare de surface en entrée de ville, composé de logements (480), d’une école, d’activités tertiaires, de commerces et d’un parking souterrain (550 places) a été l’occasion de repenser les espaces publics associés à un pôle d’échanges bus, tramway, parkings et modes doux.
    Le projet s’est décliné en deux entités d’aménagements, une sur la rue du Prado bas et une sur la place Charles de Gaulle afin de la conforter dans son statut d’entrée de ville. La création d’espaces dédiés aux piétons dans un espace exclusivement routier a été le fil conducteur de nos études pour fluidifier les échanges entre les modes doux (piétons et cycles) et les modes de transports en commun, améliorer la sécurité des usagers et renforcer les liaisons entre le futur complexe Prado-Concorde et les berges du Lez.
    Donner une écriture plus paysagère à la place existante afin de rendre la pratique des commerces plus agréable.

  • extension du cimetière Métropolitain à Montpellier – phase Masterplan, 2017

    Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique citoyenne et solidaire, Montpellier Méditerranée Métropole a souhaité s’impliquer et s’investir dans des opérations de création, d’extension voire de translation de sites funéraires et activer la nouvelle compétence en matière de cimetière métropolitain que lui confère son nouveau statut de Métropole.
    Les capacités des cimetières et sites cinéraires communaux existants se réduisent, compte tenu de l’évolution démographique de la commune de Montpellier et des communes de la Métropole (31 communes). Les marges de manœuvre des communes pour assurer les aménagements et extensions nécessaires s’avèrent très limitées, eu égard à la raréfaction du foncier.
    Le site de l’Espace Rock de Grammont d’une superficie de 11 ha, propriété de la ville de Montpellier, et mitoyen avec le cimetière communal Saint Etienne a été retenu pour la création d’un cimetière métropolitain par extension du cimetière existant.

    Il s’agissait dans cette commande d’envisager les études pré-opérationnelles, le parti d’aménagement pour la création d’un cimetière métropolitain regroupant les 31 communes de Montpellier Méditerranée Métropole intégrant les critères programmatiques suivants : qualité paysagère à privilégier, cimetière multiconfessionnel, capacité de 7000 places supplémentaires pour toutes les confessions confondues, reconfiguration de l’entrée et des parkings avec une nouvelle conciergerie, création d’un ossuaire, de jardins du souvenirs et de columbariums.
    La mission comprenait 3 phases d’études : une phase diagnostic urbain et paysager, une phase Masterplan niveau esquisse, permettant de hiérarchiser 3 tranches d’extension et une phase d’élaboration du plan d’aménagement pour la 1e tranche, au niveau AVP.

  • ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, 2016

    La mission d’études du volet paysage s’inscrivait dans le cadre des études préalables à l’Enquête d’Utilité Publique de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan.

    Il s’agissait de contribuer à l’analyse critique et à l’optimisation environnementale, technique et ferroviaire de la variante préférentielle de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan en vue de l’établissement du Dossier d’Enquête d’Utilité Publique et des Etudes d’Impact.

    Dans la cadre de cette mission, l’agence Traverses est intervenue sur les enjeux d’insertion de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan en abordant :

    • les sites paysagers et urbains les plus sensibles identifiés et hiérarchisés dans le SDAP (Schéma Directeur Architectural et Paysager – étude SETEC)
    • les sites des deux gares nouvelles de Narbonne et Béziers.

    Cette mission contribuait à l’élaboration des dossiers réglementaires.

  • aménagements place Bompaire et quai Sully Chaliès, Millau, 2019

    Les berges du Tarn à Millau, entre la vielle ville et le parc de loisirs de la Maladrerie, le pont Lerouge et la promenade de la Grave, offrent un site urbain et paysager remarquable.

    Les objectifs généraux de ce projet ont été la restauration paysagère du site, la requalification des espaces publics, l’intégration de structures bâties, la prise en compte des contraintes hydrologiques fortes des lieux ainsi que la promotion touristique et la valorisation patrimoniale du site.

    La suppression de la circulation automobile sur le quai Sully Chaliès permettra d’en faire le cœur d’un grand dispositif qui vise à transformer la relation entre la ville et le la rivière. Celle-ci constituera l’attrait majeur d’un grand parc public qui la reliera au centre-ville. Le quai Sully Chaliès est le point d’orgue de cet aménagement, dans la partie la plus urbaine.

    La place Bompaire est aujourd’hui aménagée de manière routière. L’objectif de l’aménagement proposé est de lui redonner un caractère urbain et d’en faire une allée vers le Tarn.

    L’objectif de l’aménagement du secteur du parc, situé au nord de la RD 809, est de réorganiser les stationnements et  de créer un parc urbain.

  • extension du cimetière de l’Agniel, 2014

    La commande de la ville a consisté à augmenter la capacité d’accueil du cimetière de l’Agniel situé au nord-ouest de la commune, à proximité du magnifique parc du château du Terral.

    Le cimetière existant, d’une capacité actuelle de 129 places réparties sur une surface d’environ 3 000m2, a été réalisé dans les années 1995 suivant une organisation très géométrique, sans réel dialogue avec le contexte paysager environnant (parc du Chai du Terral) qui en fait pourtant la particularité.

    Le nouveau cimetière a donc été pensé comme un immense jardin, dont les limites visuelles englobent le parc du Chai du Terral et la mise en relation avec un site qui présente naturellement les qualités intrinsèques d’un lieu de recueillement. L’allée centrale du cimetière actuel a été prolongée afin d’accentuer la perspective et de créer un « cadrage » sur le ciel.

    Les aménagements proposés collent à la topographie existante pour créer une transition avec l’ancien cimetière. Le projet paysager limite au strict minimum les sols durs qui délimitent par un modelé de sol des petites îles indépendantes dans lesquelles se trouvent les caveaux. Ces petites îles sont séparées des accès techniques par des douves plantées et interconnectées, destinées à recueillir les eaux de ruissellement. Les douves sont franchissables par des passerelles en surplomb qui isolent chaque îlot du reste du cimetière.

    Côté ancien cimetière, un fossé existant adossé à un talus naturel a été conservé afin de mettre à distance les parties dédiées au recueillement et à la dispersion des cendres. Le Jardin du souvenir se trouve donc sur la partie la plus haute du cimetière, permettant ainsi d’offrir une large vue sur l’ensemble de l’espace boisé.

    Le columbarium est réalisé en fond de parcelle dans un long mur en gabion, il affirme la limite de cette première extension. Ce mur à été traité sur ses deux faces et ouvert en son centre, permettant ainsi la possible et deuxième extension future.

  • bois des Aresquiers, Vic-la-Gardiole, en cours

    Le Conservatoire du littoral protège le patrimoine naturel et paysager remarquable du bois des Aresquiers dont il est propriétaire depuis 1980.  Par convention de gestion en date du 19 mai 2015, le Conservatoire du Littoral a confié la gestion du site à Sète Agglopôle Méditerranée et à l’ONF. Le bois est sous régime forestier et géré de droit par l’ONF. Il est doté d’un plan d’aménagement forestier valant plan de gestion pour la période 2014-2028. Le site est très fréquenté par un public varié : touristes, habitants, scolaires… Le sentier inscrit au plan départemental des itinéraires de promenades et randonnées, le PR8 dessine une boucle de 6 km qui relie le bois des Aresquiers au site contigu des salins de Frontignan également propriété du Conservatoire.

    Le projet porté a pour objectifs de développer le potentiel touristique du site en améliorant les conditions d’accueil du public (par la création d’une « maison d’accueil du site »), et en valorisant le patrimoine naturel et paysager exceptionnel des Aresquiers.

    La mission de maîtrise d’œuvre a consisté à conduire les études et les travaux pour la restauration des bâtiments de l’ancien camping qui serviront de bâtiment d’accueil et de stockage de matériel et la démolition des bâtiments qui n’auront pas d’usage.

    Notre intervention a consisté à travailler avec l’existant par des interventions très ciblées, tout en gardant les traces de « l’histoire du site » afin de les mettre au service du lieu à valoriser, notamment par les actions suivantes :

    • d’utiliser les bâtiments situés au nord pour y loger la maison de site, le local de stockage du matériel,
    • de démolir en grande partie les anciens locaux communs du camping situé au sud du site afin de libérer ou cadrer les vues depuis la maison de site vers les étangs,
    • de créer une grande ombrière en lieu et place de l’ancienne cafétéria, pour y faire une halte ombragée, une aire de pique nique à l’air libre avec un point d’eau et du mobilier bâti récupéré des démolitions. Nous avons proposé que ce lieu soit utilisé en dehors des heures d’ouverture de la maison de site et soit un point de rassemblement pour les écoles, en contact et vue directe sur les sites protégés,
    • de créer un belvédère d’observation du site au sens large, en lieu et place des annexes de l’ancienne cafétéria. Cet observatoire réalisé en structure légère (bois), permettrait d’observer le paysage immédiat et plus lointain à 360° (suivant 3 niveaux d’observation à 3 hauteurs différentes),

    de canaliser les promeneurs suivant un parcours balisé par des clôtures en ganivelles qui permettrait la renaturation des sites dégradés par les piétinements.

  • abords des halles, Frontignan, 2017

    La ville de Frontignan a entrepris la rénovation complète des anciennes halles de type Baltard. Notre agence, lauréate du concours en 2015 a proposé de « retrousser » le bâtiment introverti en ouvrant l’activité commerciale sur la ville. La rénovation des abords s’imposait pour répondre à la nouvelle vocation des halles.

    Sur le plan urbain, le bâtiment existant avant rénovation est isolé sur un îlot encerclé de voies de circulation, il produit à sa périphérie un espace public technique sans qualité, entièrement dédié aux voitures.

    Notre projet d’aménagement des abords des halles a consisté à étirer le sol intérieur des halles vers l’extérieur par la création d’un « socle » permettant d’installer des terrasses, d’augmenter au maximum les espaces dédiés aux piétons et de permettre une pratique conviviale des lieux en transformant l’espace occupé par les places de parking de l’ancienne place du Château en une « placette de village ».

  • camping de l’Affenage, Le Pouget, 2011

    Le village du Pouget se situe dans la plaine de l’Hérault, en rive gauche du fleuve.
    C’est au bord de la route qui mène au village que se situe le camping de l’Affenage, à l’entrée du village dont il constitue une première façade urbaine importante.
    Intégré au tissu pavillonnaire résidentiel, le camping ménage encore quelques ouvertures visuelles intéressantes sur le vignoble et le paysage environnant qu’il convient de préserver.
    Le camping tel qu’il existe aujourd’hui offre, d’un point de vue fonctionnel mais aussi des ambiances, de nombreux sous-espaces qui fonctionnent de façon autonome, en raison de la multiplicité d’accès et de voies qui parcourent le site.
    Cette étude visait à proposer des aménagements qui permettent d’intégrer de nouveaux hébergements (structures légères en bois disposées sous les arbres), tout en restructurant le site et en valorisant les qualités.

  • schéma paysager de la RD613, bassin de Thau, 2010

    L’itinéraire étudié était divisé en trois séquences, liées à la géographie du site ( topographie, proximité variable avec les berges de l’étang, ….) et à l’utilisation des sols qu’elle avait induit (agriculture, espaces investis par l’urbanisation, perceptions que l’on a des lieux,….).
    La définition de ces séquences a permis d’accompagner et d’insérer au mieux, par la prise en compte du contexte, les aménagements ponctuels qui y étaient programmés.
    Pour les éléments non ponctuels, ceux que l’on retrouvait tout au long de l’itinéraire, une autre cohérence était nécessaire, celle de l’intégration dans le grand paysage, rendue possible par l’homogénéité d’un langage utilisé. Il s’agissait en effet de laisser le plus de place possible au paysage de qualité identifié, et de rendre les aménagements à venir les plus discrets possibles. Cette démarche a impliqué la non multiplication d’éléments différents, leur uniformisation.
    Il s’est aussi agit, dans ces paysages essentiellement ouverts et horizontaux, d’adosser les aménagements à venir aux appuis visuels existants afin de ne pas créer d’obstacle par rapport à la découverte des paysages.